L'histoire du Poitou

31 Mai 1987 : Une aventure inédite


«Il y a vingt ans, le Futuroscope était d'abord une idée neuve d'aménagement du territoire»…

Parenthèse dans sa carrière de journaliste (présentateur du «19/20 de FR3», de «Mais comment font ils sur TF1») puis de chef d'entreprise (SVP multi-info, ncc-cie) Eric Cachart fut aussi le directeur de la communication du Futuroscope dans toute sa phase de conception et de lancement de mars 1985 jusqu'à l'ouverture du Parc en juillet 1987. Il était au cœur du projet Futuroscope il y a vingt ans.

Poitou-magazine: comment vous êtes vous retrouvé au sein de l'équipe qui a créé le Futuroscope?

Eric Cachart: C'était en mars 1985, je travaillais à la télévision régionale mais j'étais également le correspondant de journaux nationaux. Le conseil général avait organisé une mission de découverte à l'exposition internationale de Tsukuba au Japon où Les nouvelles technologies faisaient une apparition assez fracassante. Il y avait beaucoup d'élus du département, d'Alain Claeys à jean pierre Abelin, et quelques journalistes. René Monory était fasciné par la mise en scène pédagogique de ce nouvel univers. Il projetait ce qui allait devenir le Parc du Futuroscope. Au retour en France, il m'a proposé de diriger la communication de cet ensemble jusqu'à son ouverture au public. J'ai accepté avec enthousiasme.

Poitou-magazine: quel était l'esprit des«pionniers» il y a vingt ans?

Eric Cachart: Le Futuroscope était d'abord une idée neuve en matière d'aménagement du territoire. René Monory était très fier d'avoir été précurseur avec le lancement du plan informatique pour tous dans le département. Les bouleversements technologiques étaient inéluctables. Il avait à la fois une vision très forte des changements, le sens d'une responsabilité aigue vis-à-vis de la population et une volonté politique inébranlable. Son enthousiasme de sexagénaire nous galvanisait.

Poitou-magazine: Qui ça «nous»?

Eric Cachart: D'abord Philippe Mouroux, le directeur de cabinet du conseil général, véritable cheville ouvrière du projet, Denis Laming et Pierre Tuloup, les architectes, Thierry Breton, chef du projet qui apportait à René Monory la vigueur de ses connaissances informatiques et qui était en charge de l'implantation de grandes entreprises sur le site.

Poitou-magazine: Quel est votre souvenir le plus marquant du 31 Mai 1987?

Eric Cachart: je n'ai pas de souvenir lié au 31 mai mais davantage à une période. Le lancement du Futuroscope s'est réalisé autour d'un axe central de communication: Le partenariat avec le Tour de France. Dès juillet 1985, j'avais proposé ce schéma à René Monory qui m'avait mandaté auprès de Félix Lévitan et de son adjoint de l'époque, jean marie Leblanc, ancien journaliste de la Voix du Nord notamment. Un an plus tard, avant même l'ouverture du parc, en 1986, le Tour faisait étape au Futuroscope, et le soir même nous organisions un grand spectacle pyrotechnique sur la «boule» du bâtiment principal devant 40000 spectateurs. La population de la Vienne venait de s'approprier le Parc. L'année suivant en 1987, c'était le contre la montre Saumur-Futuroscope enlevé par Stephen Roche , futur vainqueur du Tour. Je me souviens de Daniel Bulliard, nouveau directeur du site comparant le nombre des entrées avant et après le passage du Tour.

J'étais arrivé au terme de mon congé sans solde et je suis retourné à la station régionale de France 3 avant de partir à Paris en 1988.

Ultime séquence du dispositif, le Tour de France est ensuit parti du Futuroscope dont la notoriété était positionnée.

Poitou-magazine: Quel regard portez vous sur le parc de 2007?

Eric Cachart: Il a connu quelques errements avant de repositionner son concept. Il est évident que le message autour du futur était un peu obsolète en 2000. Recentré sur l'Homme et son environnement, il garde toute la force et l'originalité de ses animations. Il gagnerait sûrement en termes d'image à communiquer auprès des leaders d'opinion afin de se démarquer définitivement des parcs d'attraction.
Le travail accompli ces dernières années par Dominique Hummel et ses équipes mériterait même d'être un peu mieux valorisé localement.

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JEAN-HUGUES ANGLADE

Acteur français
est né à Thouars le
29 juillet 1955

Après cinq années d'études au Conservatoire d'Art dramatique de Paris, Jean-Hughes Anglade collabore dès ses débuts avec les plus grands noms du cinéma français. En 1983, il rencontre Patrice Chéreau qui le révèle au grand public dans 'Un homme blessé'. Il s'impose ensuite à l'écran grâce à Luc Besson et Jean-Jacques Beineix qui le dirigent successivement dans 'Subway' et '37, 2 le matin', qui connaît un succès international (nominé à l'Oscar du Meilleur film étranger). Jean-Hughes Anglade confirme ses talents de comédien avec 'Nocturne indien' d'Alain Corneau avant de retrouver Luc Besson pour les besoins de 'Nikita'. Sa carrière connaît un nouvel éclat sous l'égide du 'maître' de ses débuts, Patrice Chéreau, dans 'La Reine Margot'. Il obtient le César du meilleur acteur pour le rôle du roi Charles IX. En 1995 il joue avec Claude Sautet dans 'Nelly et Monsieur Arnaud', avant de s'essayer à la réalisation avec 'Tonka', où il dirige sa compagne Pamela Soo en sprinteuse indienne, mais le film reçoit un accueil glacial. Il a aussi tourné dans des productions internationales comme 'Les affinités électives' des frères Taviani, et inscrit récemment son nom aux génériques des comédies 'Laisse tes mains sur mes hanches' de Chantal Lauby et 'Il est plus facile pour un chameau... de Valeria Bruni Tedeschi