L'histoire du Poitou

19 Juin 2006 : La Disparition du Stade Poitevin Football

«Comme un souvenir d'enfance que l'on efface»



La plume est restée longtemps recroquevillée comme si les larmes d'encre ne parvenaient pas à sécher sur le papier. Et puis le temps a fait son œuvre pour gommer le deuil. Le Stade Poitevin PEEP (football) n'est plus.
La petite histoire, comptable et administrative, retiendra que le Stade Poitevin a disputé le dernier match de son histoire le samedi 2 6 mai 2006 contre la réserve professionnelle de Toulouse, qu'il s'est incliné nettement (0-3) et qu'il a terminé à la 17e place de la poule C de CFA.

Le 19 juin, de la même année, le tribunal de grande instance de Poitiers l'a placé en liquidation judiciaire. Confronté à un déficit cumulé de plus de 330.000 euros, il n'était plus en mesure de redresser la barre financièrement.

Mais la grande Histoire, celle qui nourrit les veillées au coin du feu, qui enflamme les conversations dans les bars, celle qui a marqué la vie d'une génération de poitevins âgés aujourd'hui de 30 à 80 ans, cette histoire là n'est pas finie.

Les grandes heures et les grands joueurs
des années 70

Le Stade Poitevin P.E.P.P est né en 1952 de la fusion entre le Sporting Club Poitevin et le Patronage des écoles publiques de Poitiers. Pour se démarquer, déjà, du CEP. Le fameux «Patro». Dernier signe tangible d'une quasi guerre de religion qui rend encore improbable aujourd'hui les projets de fusion…

Reprenons le fil. Champion de DH en 1963, le Stade Poitevin accède sur invitation en 1970 au championnat de D2 " open ”. C'est le temps des grandes heures. Les matches se jouent à Rébeilleau qui affiche complet et accueille jusqu'à 7000 spectateurs pour les matches de championnat face à Lens ou à Lille.
La municipalité de Pierre Vertadier soutient le club. Les dirigeants, Renard, Ripault, Robin, Roy s'occupent de gestion et l'entraineur Bernard Delcampe recrute et forme des jeunes issus de la Vienne.
A cette époque, Guy Delhumeau, le gardien de but est titulaire dans l'équipe de France amateurs. Qui ne se souvient des années 72/73? La cinquième place en championnat, le rêve un peu fou d'installer un club professionnel pérenne à Poitiers. Les anciens vous parleront de Poinot, Grenouillat, Bonnat, Diata, Bichlin, en défense, de Morillon, Ferrazzi, Atamaniuk au milieu, de Gauthier, Robert Blanc, Valls en attaque. De l'émergence des enfants du pays. Alain Meunier sur l'aile droite, Régis Gatefait ancien stagiaire pro à St Etienne en meneur de jeu. A cette époque le maître mot s'appelle formation. L'équipe junior va en huitiemes de finale de la coupe Gambardella avec dans ses rangs les Jean Claude Ribardiere, Jean Luc Joyeux et autres Francis Pierre qui , tous , joueront en 2eme division ou en CFA

Il n'a pas manqué grand-chose à cette équipe là et à ce club pour s'installer dans la durée. Un peu plus de motivation un soir de Mai 74 à Hazebrouck. Peut être…
Le club se maintient donc en 2ème division jusqu' en 1974 avant de laisser à Montmorillon en 1979 les honneurs et la gloire.

Sous l'ère Denis Devaux, le même qui avait fait grimper les «Macarons» vers les sommets, Le Stade Poitevin revient sur le devant de la scène après des années de disette pour remonter en D2 en 1995. Las ! Un an plus tard, au soir d'une défaite à Epinal, il est rétrogradé en National.
Malgré de retentissants exploits en coupe (Monaco en coupe de France! Défaite en quarts de finale de la coupe de la ligue à Bordeaux) c'est le début d'une dégringolade quasi ininterrompue. Le fruit d'une gestion sans retenue et sans discernement de la part des dirigeant et de la collectivité locale.

En 1998, c'est le dépôt de bilan synonyme de descente en CFA. Le club ne tarde pas à glisser d'un cran supplémentaire.En 2003, un an après l'arrivée de Lionel Charbonnier, il reprend des couleurs en accédant au CFA mais à quel prix ?

Les déficits s'accumulent : -122.806 € en 2002, - 30.595 € en2003 et - 206.520 € en 2005. La situation est devenue ingérable.
Les collectivités locales restant sourdes à l'appel de la présidente Christine Dardillac, le Stade Poitevin ne peut plus échapper à la liquidation.

Depuis ce fameux 19 juin, c'est le projet de fusion entre le CEP et Poitiers foot, l'association qui a pris possession de la Pépinière, qui fait bouger le ballon rond poitevin.
Que deviendront les couleurs du club, s'il voit le jour? Noires et blanches comme autrefois?
Le nouveau club ne pourra plus s'appeler Stade Poitevin PEPP. C'est dur un souvenir d'enfance qui s'efface…

Témoignage:

C´est avec grand regret que j´aprends par hasard la disparition du STADE PEPP. Je suis toujours très fier d´avoir fait partie du recrutement de l´époque glorieuse quand l´équippe du CFA s´était qualifiée pour la nouvelle 2eme division professionelle.
Ci-dessous je vous présente un des rares souvenirs qui me reste: avec Bernard Delcampe et les autres copains après la victoire (2:0) contre Cholet (1968/69).
Jeune allemand,je me trouve entre Boukhalfa et Bidégarray. Que sont-ils devenus, les amis d´antan: les Jean-Claude Dupuis, Zadig Boukhalfi, Diata,Grenouillat, Guy Delhumeau et d´autres dont les noms m´échappent en ce moment? J´espère que "Monsieur" Delcampe va toujours bien!? (il était toujours  "Monsieur" pour nous - Claude Plancade et moi-mème.)



Hans Joachim Neyer denommé Jimmy Neyer parfois écrit "Neyère"


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Le Saviez-Vous?

JEAN-HUGUES ANGLADE

Acteur français
est né à Thouars le
29 juillet 1955

Après cinq années d'études au Conservatoire d'Art dramatique de Paris, Jean-Hughes Anglade collabore dès ses débuts avec les plus grands noms du cinéma français. En 1983, il rencontre Patrice Chéreau qui le révèle au grand public dans 'Un homme blessé'. Il s'impose ensuite à l'écran grâce à Luc Besson et Jean-Jacques Beineix qui le dirigent successivement dans 'Subway' et '37, 2 le matin', qui connaît un succès international (nominé à l'Oscar du Meilleur film étranger). Jean-Hughes Anglade confirme ses talents de comédien avec 'Nocturne indien' d'Alain Corneau avant de retrouver Luc Besson pour les besoins de 'Nikita'. Sa carrière connaît un nouvel éclat sous l'égide du 'maître' de ses débuts, Patrice Chéreau, dans 'La Reine Margot'. Il obtient le César du meilleur acteur pour le rôle du roi Charles IX. En 1995 il joue avec Claude Sautet dans 'Nelly et Monsieur Arnaud', avant de s'essayer à la réalisation avec 'Tonka', où il dirige sa compagne Pamela Soo en sprinteuse indienne, mais le film reçoit un accueil glacial. Il a aussi tourné dans des productions internationales comme 'Les affinités électives' des frères Taviani, et inscrit récemment son nom aux génériques des comédies 'Laisse tes mains sur mes hanches' de Chantal Lauby et 'Il est plus facile pour un chameau... de Valeria Bruni Tedeschi