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DEVIATION DE MIGNALOUX RN147: CE SERA LE TRACE NORD !
Dominique Perben, ministre des transports et de l'équipement a choisi concernant la déviation routière de Mignaloux-Beauvoir (RN147) près de Poitiers. Il a décidé de choisir le tracé nord, celui qui était préconisé par les techniciens de l'Equipement. Celui également qui provoquait la colère des associations de riverains et de certains élus en raison de l'isolement qu'il provoquera entre les villages et leur centre bourg.
Le tracé retenu isolera notamment "Bois Lamy” du bourg de Savigny-l'Evescault, il séparera aussi "Casse-cou” et "la Banlègre” du centre de Saint-Julien l'Ars, et de la même façon il constituera une barrière entre "La Vallée des Touches” et le bourg de Sèvres-Anxaumont.
Selon le maire de Mignaloux, en revanche, «malgré des impacts importants sur des secteurs boisés et l'agriculture, la variante Nord N 1 présente des atouts indéniables avec de bonnes caractéristiques techniques et une implantation optimale des échangeurs, un impact plus limité sur l'habitat et un moindre coût. Enfin, la possibilité de conférer à la section de la liaison Nord-Est, comprise entre la Pénétrante et l'avenue Jacques Cœur, une fonction de boulevard urbain et de préserver l'unité urbaine constituée par les agglomérations de Poitiers et Mignaloux-Beauvoir»
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En rouge le tracé retenu, cliquer sur la carte pour l'agrandir.
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DES COMMUNES DU POITOU BIENTOT SANS MEDECINS
Il y a un an déjà l'Union régionale des caisses d'assurance-maladie (URCAM) et l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), avaient publié une étude intitulée « Zones fragiles en médecine générale libérale » qui soulignait notamment les secteurs géographiques à « risques » en Poitou.
Dans la Vienne, ceux de Moncontour, Charroux et des Trois-Moutiers sont concernés. A moindre mesure, la commune de Saint-Savin est également menacée de désertification médicale. Le phénomène est simple à comprendre. En Poitou-Charentes, un médecin généraliste sur deux a plus de cinquante ans. Aujourd'hui, par exemple, le secteur de la commune de Charroux compte sept généralistes de plus de 55 ans (sur 15 en fonction). Une situation qui va très vite, dans les années à venir, poser de sérieux soucis à l'URCAM et à l'ordre départemental des médecins. Mais certainement pas autant que le dossier du secteur de Saint-Savin. Deux médecins généralistes y exercent. Si eux ont moins de 55 ans, ils doivent toutefois faire face à une clientèle surdimensionnée : ces deux généralistes signent chaque année, et chacun, une moyenne de 8.152 actes médicaux. Or, il est très difficile de trouver de nouveaux généralistes pour faire face à ces phénomènes de suractivité. Et comme à Champagné-Saint-Hilaire, la cause est bien la même : « Les jeunes médecins aspirent à travailler moins, explique Laurent Flament de l'URCAM dans un entretien à la NR, Et ils hésitent aussi à s'installer en zones rurales, craignant que leur conjoint n'y trouve pas de travail. En plus, ces secteurs géographiques sont très éloignés des centres hospitaliers. Un élément qui n'incite pas aux vocations. » Sans incitation très forte, cette désertification médicale devrait malheureusement s'amplifier.
Dans les Deux Sèvres, y-aura t-il pénurie de médecins à Bressuire et dans le Bocage ? «Ce pourrait être le cas dans quelques années» affirme Le docteur Jacques Pierre généraliste à Bressuire qui situe l'échéance dans 2 ans. « D'ici 2010-2011, affirme le docteur Patrick Hallereau, généraliste à Bressuire et membre du conseil de l'ordre des médecins. C'est un problème démographique : la majorité des médecins dans le Bocage ont le même âge et vont bientôt partir en retraite. » Solution envisagée par les médecins : la construction d'une maison médicale. Les jeunes médecins, généralistes ou spécialistes, disposeraient alors des locaux en payant un loyer
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