L'histoire du Poitou

HISTOIRE D'UN JOUR


13 JUIN 1944 : Le bombardement de Poitiers


Rue Gambetta, les commerçants constatent les dégâts devant leur magasin

Le Cauchemar dura 30 minutes. 30 minutes seulement qui semblèrent interminables à tous ceux qui en subirent le fracas. Yves Bourdonneau, journaliste à Centre presse en a fait un récit très précis (Voir: Vienne.Résistance.Internement.Déportation)

«Le 13 Juin 1944, la gare, où se trouvait dangereusement un train de munitions était l'objectif principal de ce raid allié, qui toucha également l'ancien hôtel du Palais. On a estimé à 480 le nombre des immeubles et maisons détruits en totalité et à 2270 le nombre de ceux ayant subi d'importants dégâts. Il faut se souvenir que le haut de la rue Boncenne, la rue Arthur Ranc et la pâté de maisons situé dans le périmètre des actuelles rues Gaston Hulin et Henri Pétonnet étaient gravement touchés. Les escaliers de la gare se retrouvaient écrasés sous les bombes mais la préfecture s'en sortait bien, de même que la Banque de France et surtout les monuments historiques comme le précieux Palais de Justice. Il faut également rappeler que les deux rues citées plus haut (Hulin et Pétonnet) ont été tracées sur les décombres du quartier. Une autre bombe, égarée, tomba rue Gambetta (notre photo) au carrefour de la rue Bourbeau

Quant au nombre des victimes, il n'a jamais été établi avec précision, c'était impossible. On a parlé de dizaines de plusieurs dizaines de Poitevins mais il faut tenir compte de la précarité de l'époque, des clandestins, des gens de passage, de ceux qui ont péri carbonisés dans les maisons en flammes, ce qui doit augmenter considérablement le nombre de victimes civiles»

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JEAN-HUGUES ANGLADE

Acteur français
est né à Thouars le
29 juillet 1955

Après cinq années d'études au Conservatoire d'Art dramatique de Paris, Jean-Hughes Anglade collabore dès ses débuts avec les plus grands noms du cinéma français. En 1983, il rencontre Patrice Chéreau qui le révèle au grand public dans 'Un homme blessé'. Il s'impose ensuite à l'écran grâce à Luc Besson et Jean-Jacques Beineix qui le dirigent successivement dans 'Subway' et '37, 2 le matin', qui connaît un succès international (nominé à l'Oscar du Meilleur film étranger). Jean-Hughes Anglade confirme ses talents de comédien avec 'Nocturne indien' d'Alain Corneau avant de retrouver Luc Besson pour les besoins de 'Nikita'. Sa carrière connaît un nouvel éclat sous l'égide du 'maître' de ses débuts, Patrice Chéreau, dans 'La Reine Margot'. Il obtient le César du meilleur acteur pour le rôle du roi Charles IX. En 1995 il joue avec Claude Sautet dans 'Nelly et Monsieur Arnaud', avant de s'essayer à la réalisation avec 'Tonka', où il dirige sa compagne Pamela Soo en sprinteuse indienne, mais le film reçoit un accueil glacial. Il a aussi tourné dans des productions internationales comme 'Les affinités électives' des frères Taviani, et inscrit récemment son nom aux génériques des comédies 'Laisse tes mains sur mes hanches' de Chantal Lauby et 'Il est plus facile pour un chameau... de Valeria Bruni Tedeschi