C'est comme un moment d'enfance qui resurgirait à l'improviste. Un parfum de cuisson dans une cocotte,
une saveur croustillante qui fond en bouche, un baiser tendre sur la
joue. J'ai gardé au fond de moi la nostalgie des heures passées chez ma
grand-mère. Avec ses terrines incomparables, ses bocaux sucrés, ses
gaufres au goûter, ses secrets de familles pour effacer une tâche, pour
ne pas gâcher la «nourriture»….
Je me souviens de Mamie Louis avec sa robe noire et son grand tablier.
Un
tablier précieux comme un bijou et dont elle ne se séparait jamais. Il
servait bien sûr à protéger la robe en dessous, mais il servait aussi
de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était
merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines
occasions, pour nettoyer une petite frimousse crottée. C'était un tablier magique. Dans
le poulailler, il recueillait les œufs et les poussins à réanimer, dans
le potager, il servait de panier pour tous les légumes. A la maison, il
faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui
qui transportait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la
cuisine. Mamie Louis l'utilisait aussi pour poser la tarte aux
pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle
refroidisse. Il nous servait de refuge pour nous cacher des grands
et des inconnus. C'était le tablier de nos confidences et de nos câlins
perdus…
C'est ce Poitou de ma grand-mère que j'ai envie de faire revivre avec notre temps.
Avec tout le bon sens qui rythmait les longues journées à la campagne. Il y faisait froid en hiver et chaud en été. Chaque saison avait ses codes, ses plaisirs et ses obligations.
C'était le Poitou de ma grand-mère…
Ma grand-mère en cuisine
«Il ne faut pas gâcher la nourriture…»Combien de fois l'ai-je entendue prononcer cette phrase? «La nourriture c'est sacré. Il y a trop de gens qui meurentde faim .Il ne faut pas la gâcher…» Voici quelques astuces que j'ai récupérées dans son cahier
Ma grand-mère n'était pas hostile aux médicaments. Elle pensait seulement que leur abus était pire que la maladie! Elle avait pour toute chose, un remède, un truc, une plante, un breuvage qui nous guérissait avant même d'avoir agi…
Chez ma grand-mère, la poussière, les tâches «avec ton grand père qui ne fait attention à rien» étaient un ennemi à combattre au quotidien. Elle gardait précieusement son cahier de «recettes» anti saleté…
L'Institut régional de qualité agroalimentaire (IRQUA) lance, auprès du grand public, sa marque "signé Poitou-Charentes". Vous la retrouverez sur une trentaine de produits, tels des beurres, des fromages de chèvre ou des vins. Un cahier des charges précis a été imposé aux producteurs qui veulent adhérer.